Quelques réflexions sur…
…la sortie de Crise.
On a beaucoup écrit sur la crise et sa répercussion sur les pays riches, les pays pauvres et les grands pays émergents. En fait il y a (selon E.LeBoucher) deux types de Pays : -les Pays qui épargnent et consomment peu, la Chine, le Japon, et… l’Allemagne ! -les pays qui désépargnent et consomment trop, Etats-Unis (12% de déficit), Grande Bretagne, Espagne, et…France. Ce déséquilibre de l’épargne mondiale est essentiel pour la sortie de crise. L’Allemagne mène une politique de compétitivité aux dépens de l’Europe (et mérite ainsi la palme des pays non coopératifs !) ; or les nations auraient intérêt à coopérer plutôt qu’à jouer en solitaire, un « gouvernement mondial » serait nécessaire. Le conflit Nord/Sud nourri les délocalisations et il faudrait réinvestir au Nord pour plus consommer au Sud : là est le vrai enjeu. La France doit préserver son industrie, lutter contre les délocalisations, réinvestir pour demain seule raison acceptable de déficit, et du plus petit « grand emprunt » possible. La consommation comme seul moteur de croissance n’est pas un bon chemin. (voir « Sortie de crise »P.Artus, O.Pastré).
…l’Euro à 1.5$.
A 1.5 dollar l’Euro pénalise l’économie européenne, retarde et complique la reprise. Ce n’est pas l’Euro qui est fort, mais le dollar et le yuan chinois trop faibles : les USA et la Chine en profitent abusivement. Le dollar est faible pour 3 raisons :
- dès la moindre reprise il n’est plus la valeur refuge, car l’Amérique est trop endettée
- le déficit public a été multiplié par 5 en 2 ans
- les taux d’intérêts sont très faibles. Mais le dollar est très sous évalué dès la reprise de confiance, on reviendra vers 1.35 (1€=1,35$), la relance de la croissance se fera par les pays qui ont des excédents de devises (Chine, Pays du golfe..) …pour ceux qui auront des produits compétitifs à vendre !
…les profiteurs de la crise et nous
Les USA ont une dette abyssale (12% du PIB), la Chine son principal créancier assoie sa suprématie commerciale (gain de parts de marché aux dépens de l’Allemagne -34%, des USA-24%, du Japon-37%) et les pays du Golfe profitent du dollar faible et gagnent d’un côté ce qu’ils perdent de l’autre (dollar plus faible mais prix du baril plus fort). L’Espagne (commerce extérieur faible, demande interne forte) et l’Allemagne (augmente les prix de ses produits haut de gamme, demande interne faible) limitent la casse, l’un mieux que l’autre ! La France souffre d’un manque de compétitivité et du niveau de change : Pour EADS (67% des coûts en € =>délocalisations pour à à 50%, 80% des recettes en $ !), lorsque le $ baisse de 10Cts d’€, EADS (Airbus) perd 1 Milliard d’€ ! Une augmentation du taux de change de 10% entraîne une baisse de croissance de 0,2 à 0,5% parce que l’export de la France 6% vers les USA, 2% vers la Chine, 10% vers l’Asie, et 60% vers l’Europe, la France est de plus concurrencée par la Chine et les …USA pas chers

